Une finale historique gâchée par la polémique
La finale de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, opposant le Sénégal au Maroc, pays hôte, devait être l’apothéose du football africain. Elle s’est finalement transformée en un épisode controversé, marqué par des décisions arbitrales lourdement contestées et une fin de rencontre chaotique.
Un duel fermé jusqu’aux dernières minutes
Sur la pelouse, les deux sélections livrent un combat tactique intense. Le Sénégal, solide et discipliné, fait face à un Maroc soutenu par son public. À l’issue du temps réglementaire, le score reste bloqué à 0-0, laissant entrevoir une prolongation logique.
Le but sénégalais refusé sans VAR
À la 90e minute, le Sénégal croit avoir fait le plus dur en trouvant le chemin des filets. Mais l’arbitre Jean Jacques Ndala annule le but pour une faute supposée de l’attaquant sénégalais sur un défenseur marocain. Une décision lourde de conséquences, d’autant plus surprenante qu’aucune consultation du VAR n’est effectuée, malgré l’enjeu et le caractère décisif de l’action.

Un penalty sifflé à la 90+7e minute
Quelques instants plus tard, alors que le temps additionnel touche à sa fin (8 minutes annoncées), un duel physique dans la surface sénégalaise envoie un attaquant marocain au sol. Sans hésitation, l’arbitre désigne le point de penalty pour le Maroc à la 90+7e minute, déclenchant l’incompréhension et la colère du camp sénégalais.
Tension extrême et rôle clé de Sadio Mané
La décision provoque une vive agitation dans les tribunes sénégalaises. Sur le terrain, joueurs et staff du Sénégal quittent momentanément la pelouse par dégoût. Il faut l’intervention de Sadio Mané, capitaine des Lions de la Téranga, pour ramener ses coéquipiers et éviter un abandon lourd de conséquences.
La panenka de Brahim Díaz et les interrogations
Le penalty est maintenu. Brahim Díaz s’élance et tente une panenka, finalement captée par Édouard Mendy. Cette action soulève immédiatement le débat :
- arrêt décisif du gardien sénégalais,
- ou penalty volontairement manqué pour ne pas sceller une victoire controversée ?
Une chose est sûre : si ce penalty avait été transformé à quelques secondes de la fin, le scénario aurait laissé une trace encore plus profonde dans l’histoire de la CAN.
Une image ternie et la question du favoritisme du pays hôte
Cette finale laisse un goût amer et relance de nombreuses interrogations. Au-delà de l’arbitrage et de l’usage incohérent du VAR, c’est désormais la question du favoritisme accordé au pays hôte qui s’impose dans le débat public. Les décisions prises dans les derniers instants, toutes défavorables au Sénégal et favorables au Maroc, alimentent un sentiment d’injustice largement partagé par les observateurs. À l’heure où la Coupe d’Afrique des Nations ambitionne de renforcer sa crédibilité et de s’imposer parmi les grandes compétitions mondiales, ce type de scénario nuit gravement à l’image du football africain et fragilise la confiance des acteurs, des supporters et des partenaires internationaux.
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